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Comment parler de psychanalyse sans parler de l’inconscient ? Sans la dimension de l’inconscient, il n’y a pas de psychanalyse. Alors me diriez-vous, qu’est-ce que l’inconscient, Das Unbewusste ?

Jacques Lacan dans son séminaire de 1976-1977 « L’insu que sait de l’une bévue s’aile à mourre » dit : « L’inconscient, ça n’a rien à faire avec l’inconscience. Alors pourquoi ne pas traduire tout tranquillement par l’une bévue. » Unbewusste, « unebévue », facile pourrait-on dire, tiré à quatre épingles, le signifiant s’honore…

L’inconscient n’est ni l’envers ni le contraire de la conscience, il n’est pas non plus un état d’inconscience (bien que celle-ci pourrait y trouver place). Ca n’est ni un organe, ni un objet, une substance, une entité ou une cellule, ça n’est rien de positif, rien de négatif. Peut-être est-il comme le nomme Lacan « une bévue 1 », non dans le sens d’une erreur, d’une bêtise… C’est un lapsus une bévue, un acte manqué… Entendre dans bé-vue, « bé » bis, deux, double, double vue : je veux dire un mot c’est un deuxième qui se glisse à sa place ; je veux faire quelque chose c’est autre chose que je fais ; je veux aller à tel endroit je me retrouve à l’opposé, je lis autre chose que ce qui est écrit, j’entends autre chose que ce qui est dit, je pense à quelque chose une deuxième idée surgit… Il y a comme un double mouvement, incontrôlable et qui a la qualité de sans cesse m’échapper, tel le temps de la vie qui nous file entre les doigts. C’est ce double discours qui m’habite, me constitue que je vais faire entendre et par là-même entendre moi-même lorsque je parle à un psychanalyste.

Les apports de la psychanalyse

Les symptômes qui affectent notre quotidien ne sont pas de simples troubles du comportement, tels des icebergs ils ont une vie souterraine intense, ont un sens qu’il s’agit de décrypter tel un rébus, car ils ont une logique.

Mais comment faire, par où commencer ? Je suis comme amnésique, je me souviens de si peu de choses et ce dont je me souviens n’est peut-être pas un matériau fiable compte tenu que l’enfant que je fus, encore en moi, raconte des histoires, mélange les époques, déforme la réalité à laquelle il a eu si peu accès.

Sa mémoire est un désert parsemé d’étoiles qu’illuminent des souvenirs en aller. Une sorte de tissu foré par ses traumatismes. Les oripeaux du passé que nous nommons « souvenirs », sont souvent reconstruits, faits de bric et de broc, comme une nouvelle peau. C’est une marée de trous, les souvenirs d’enfance, un palimpseste, une sorte de manuscrit qu’un autre, intérieur, a réécrit. Et c’est un flux continu d’écailles de vie qui éclabousse nos mots, asperge notre langue, découpe notre corps. Ces éclats de vies surgissant du passé, ces bribes d’autres, enfermés dans nos mots, forment la plupart de nos maux.

En fait, ne sont-ils pas là pour nous masquer une autre réalité ces chers souvenirs dont je me repais, pour maintenir enfoui, caché ce qui fut jadis si pénible ?

 Ce qui fut si pénible peut être aussi un sentiment de plaisir qu’une autre partie de moi-même ne s’autorise pas. Cette « émotion » refoulée n’a pas pour autant disparue de la vie psychique, bien au contraire. Malgré qu’elle soit transparente à ma conscience, elle agit souterrainement parfois en réseau et génère des symptômes. C’est tout cela que Freud va mettre au jour, la partie cachée du Dr Jekyll que nous sommes tous. Comme ce qui se trame derrière nos actes, mots, derrière la raison, derrière nos symptômes, sous nos rêves, nos illusions, dans les petits faits de la vie quotidienne, jusqu’à nos mots d’esprit, notre humour…

La découverte de Freud est tout aussi importante et critiquée que le fut celle de Pasteur avec ses micro-organismes invisibles à l’œil nu. L’être humain est dominé par une instance invisible, est scindé en deux, plus précisément en trois parties. Ainsi, Freud élaborera à partir d’observations cliniques, ses premières patientes, l’hypothèse de l’inconscient comme un savoir non su et, tel l’archéologue qui, à partir d’un petit caillou, découvre une ville, une civilisation enterrée, Freud pratique de même. En soulevant les couches superficielles de la Raison, à partir d’un mot raté, d’une chaîne associative de mots, d’un acte manqué, d’un rêve, d’un fantasme… Il découvre un univers souterrain architecturé, en établit une logique suivi d’une technique, la psychanalyse.

 

Quelques années plus tard, Jacques Lacan démontrera que « L’inconscient est structuré comme un langage« , inventant une topologie propre à l’inconscient, en établissant dans la structure psychique trois registres : Réel, Imaginaire, Symbolique, plaçant en son centre non pas le Désir inconscient mais ce qui en est la cause, l’objet petit a.

LE TRANSFERT

L’individu qui arrive chez le psychanalyste présentera, à son insu, les conséquences ravageuses de son aliénation (Névrose) sans pouvoir la dire avec des mots, de fait, il la mettra en scène. En ce sens, le transfert est un passage à l’acte. Il est au cœur de la pratique psychanalytique.

Ce n’est pas simplement transférer, projeter quelque chose du dedans vers le dehors. Ça, nous savons que cela se passe tous les jours entre humains à notre insu ou pas : je me comporte avec mon patron comme avec une personne de ma famille, mon père, ma sœur…, avec mon compagnon comme avec ma mère, mon grand-père…

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Les symptômes

Les symptômes chez les êtres humains ont aussi une fonction, sont tels ces artefacts que produisent les végétaux comme les animaux pour garantir leur survie. Ils ne surgissent pas chez l’Homme par l’opération du St Esprit, ils ont une utilité car ils sont construits par les systèmes de défense physique et psychique de l’individu en cas de conflits et ces systèmes de défenses communiquent entre eux. C’est une sécurité naturelle, la formation du symptôme, elle permet aux différents systèmes, en relation, de retrouver un équilibre.

Georges Canguilhem « Le normal et le pathologique » p.14 PUF 2ème tirage janvier 2015.: »La maladie n’est pas seulement déséquilibre ou dysharmonie, elle est aussi, et peut-être surtout, effort de la nature en l’homme pour obtenir un nouvel équilibre. La maladie est réaction généralisée à intention de guérison. L’organisme fait une maladie pour se guérir. La thérapeutique doit d’abord tolérer et au besoin renforcer ces réactions hédoniques et thérapeutiques spontanées… »

Le symptôme est à considérer aussi comme une alerte, un signal permettant à l’individu de savoir que quelque chose dysfonctionne en lui ou dans son environnement… Il est donc nécessaire d’y attacher toute notre attention, de ne pas l’étouffer, le camoufler comme c’est souvent le cas avec les médicaments qui ne traitent que l’effet, sans se préoccuper de la cause qui pour le coup reste efficiente ! Le délire comme le démontre Freud, a une utilité, « il est une tentative de réparation »….

« On peut aider d’une manière moins invasive que les médicaments, évitant le risque de rendre les patients dépendants et de provoquer des effets secondaires parfois irréversibles.[…] Or, la grande majorité des patients qui consultent un psychiatre, et à fortiori un généraliste, ne présente pas une pathologie mentale sévère, mais plutôt des difficultés ou des crises existentielles, des problèmes d’adaptation au sens large, des moments de rupture professionnelle ou sentimentale, des deuils particulièrement pénibles, des difficultés éducatives ou de couple… Face à ces demandes, il est très satisfaisant de pouvoir offrir une réponse qui soulage, calme, anesthésie l’angoisse ou la douleur morale : c’est le but de la prescription de psychotropes dont la réussite à court terme est indéniable, mais discutée à long terme. » Patrick Landman « Tristesse Business » La scandale de DSM5 aux éditions Max Milo p.16

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